Des taux OAT en baisse
" Nous ne nous attendions pas à ce résultat ", s'étonne Sandrine Allonier, responsable des études économiques de meilleurtaux.com. Il faut dire que le taux de l'OAT (obligation assimilable au Trésor), c'est-à-dire le taux auquel la France emprunte les obligations à 10 ans n'a pas augmenté. L'Hexagone emprunte toujours à des taux avantageux. Et au contraire, elle emprunte à un meilleur taux. "Par exemple, en février on atteint 2,89% alors qu'avant la perte du triple A, il était de 3.40%", explique Sandrine Allonier. Deuxième explication, les taux de la Banque centrale européenne(BCE) et le taux interbancaire -le taux d'intérêt pratiqué entre les banques elles mêmes- restent stables. Enfin, la perte du triple A avait été anticipée par les marchés financiers et les banques avaient reconstitué leurs fonds propres. Conséquence, elles peuvent faire baisser leur taux de crédit de long et de court terme.
Mars, le mois des transactions immobilières
"On peut penser que cette légère baisse va continuer au mois de mars, c'est un mois très riche en transactions immobilières ". Les banques sont en train de se positionner par rapport à la concurrence. D'où leur stratégie d'attirer de nouveaux clients par la baisse des taux de crédit sur le long et court terme. "Certaines avaient des taux à 4,30%, qui sont passés à 4% en février. Ces banques veulent tirer leur épingle du jeu", souligne Mme Allonier. Avant de poursuivre, "les banques sont toujours sélectives sur les dossiers. Toutes exigent un apport de 10%".
Une demande de crédit en hausse
La hausse du nombre de dossiers de crédit, c'est la deuxième conclusion de l'étude de meilleurtaux.com. Un chiffre en hausse de 20% par rapport à décembre, tout en restant en baisse de 2% sur un an. Les emprunteurs ne se détournent pas du marché immobilier. Il reste toujours une valeur refuge, d'autant que beaucoup d'entre eux attendent une baisse des prix en 2012 , "de l'ordre de 5% dans certaines régions", précise Sandrine Allonier. Toutefois, "on constate une certaine prudence des futures acheteurs : ils sont ponctuellement plus nombreux à évaluer leur capacité d'emprunt avant même d'avoir trouvé un bien immobilier. Ceux qui ont un projet abouti avec signature d'un compromis de vente a baissé de 4% sur un an".